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lundi 12 juin 2017

306. Le périodique Kronika Emigracii Polskiej : présentation

Quelques informations sur le périodique Kronika Emigracii Polskiej fondé en 1834


Classement : histoire ; réfugiés polonais ; presse polonaise en France ; Pologne ; France




Troisième partie : La nationalité de Frédéric Chopin, notamment :



Ceci est un complément aux pages consacrées aux articles de Louise Rapacka (lienet Ludwik Gorcel (liensur les périodiques polonais en France (1832-1833).
Ce périodique-ci n’y est pas cité, étant postérieur à la période étudiée.

Référence
*Kronika Emigracii Polskiej [Chronique de l'Emigration polonaise], Paris, Pinard (1834-1836), Maulde et Renou (1837-1839)
Orthographe d'époque, légèrement différente de l'actuelle (utilisée dans les notices ci-dessous).

Notices
*Site Polska Prasa (lien)
« Kronika Emigracji Polskiej to konserwatywne czasopismo ukazujące się w Paryżu od 1834 do 1839. Po latach zastąpił ją Trzeci Maj (1839-1848). »
Traduction
« La Kronika Emigracji Polskiej est un périodique conservateur publié à Paris de 1834 à 1839. Au bout de quelques années, elle fut remplacée par |le périodique] Trzeci Maj (1839-1848). »
Notes
*Trzeci Maj [Le Trois Mai] : le 3 mai 1791, date de la première constitution polonaise

*Site Eduteka (lien)
« Kronika Emigracji Polskiej, czasopismo, wyd. w Paryżu nieregularnie 1834 (od 3 IV) - 1839 (t. 1-8), red. przez S. Kunatta i K. Bronikowskiego, nast. K.B. Hoffmana* i K. Sienkiewicza* (właściwy red. 1836-38), polit. organ obozu A. J. Czartoryskiego, który przewodniczył Komitetowi Red. (istniał do 1837), w okresie sporów wewn. reprezentujący umiarkowany odłam stronnictwa. W niewielkim dziale lit. zamieszczano informacje o ruchu wydawn. w kraju i na emigracji oraz noty recenzyjne, m. in. pochwalne o Poselstwie z ziemi ucisku K. Brodzińskiego, Kirdżalim M. Czajkowskiego, Pamiątkach Soplicy H. Rzewuskiego, dość kryt. o Słowackiego Anhellim (1838; poeta replikował drwiną w Beniowskim, pieśń I, w. 761-776) i Poemacie Piasta Dantyszka o piekle (1839).
Maria Straszewska, Życie literackie Wielkiej Emigracji we Francji 1831-1840, 1970. »
Traduction
« La Kronika Emigracji Polskiej est un périodique publié de façon irrégulière à Paris du 3 avril 1834 à 1839 (tomes 1 à 8), rédigé par S. Kunatta et K. Bronikowski, puis par Charles Borromée Hoffman* et Charles Sienkiewicz* (rédacteur principal de 1836 à 1838), organe politique de la tendance d’Adam Jerzy Czartoryski, qui présidait le Comité de rédaction (existant jusqu’en 1837), durant la période de conflits internes, représentant une fraction modérée de l’opinion. Pour une part limitée, étaient proposées des informations sur le mouvement de l’édition au pays et dans l’émigration ainsi que des notes critiques, parmi lesquelles les éloges du Message de l’oppression de Charles Brodzinski, de Kirdżali de Michel Czajkowski, des Pamiątkach Soplicy de Henri Rzewuski et celles moins favorables pour les poèmes de Slowacki Anhelli (1838 ; le poète répliqua par une raillerie dans le poème Beniowski, I, 761-776) et Piast Dantyszek (1839).
Marie Straszewska, La Vie littéraire de la Grande Emigration en France (1831-1840), 1970 »
Notes
*Charles Borromée Hoffman (Karol Boromeusz Hoffman, 1798-1875)
*Charles Sienkiewicz (Karol Kazimierz Sienkiewicz, 1793-1860)

Les 8 tomes de la Kronika Emigracii Polskiej
Tome I (1834)
Lien Google Books
Adresse :
Impression : Pinard, 15, quai Voltaire

Tome II (1834)
Lien Google Books
Adresse :
Impression : Pinard, 15, quai Voltaire

Tome III (1835)
Lien Google Books
Adresse :
Impression : Pinard, 15, quai Voltaire

Tome IV (1836)
Lien Google Books
Adresse :
Impression : Pinard, 15, quai Voltaire

Tome V (1837)
Lien Google Books
Adresse :
Impression : Maulde et Renou, 9, rue Bailleul

Tome VI (1837)
Lien Google Books
Adresse :
Impression : Maulde et Renou, 9, rue Bailleul

Tome VII (1838)
Lien Google Books
Adresse :
Impression : Maulde et Renou, 9, rue Bailleul

Tome VIII (1839)
Lien Google Books (identique au précédent ; aller en dernière page du tome VII (p. 388), en milieu de volume)
Adresse :
Impression : Maulde et Renou, 9, rue Bailleul



Création : 12 juin 2017
Mise à jour : 13 juin 2017 (traduction)
Révision : 4 juillet 2017
Auteur : Jacques Richard
Blog : Sur Frédéric Chopin Questions historiques et biographiques
Page : 306 Le périodique Kronika Emigracii Polskiej : présentation
Lien : http://surfredericchopin.blogspot.fr/2017/06/kronika-emigracii-polskiej.html








jeudi 13 avril 2017

287 L'appel du Comité national polonais au peuple russe (1832)

Le texte de l’appel au peuple russe du Comité national polonais (publié en polonais sous le titre Komitet Narodowy Polski do ludu Rosyiskiego)


Classement : histoire ; Pologne ; Russie ; réfugiés polonais ; Comité national polonais




Troisième partie : La nationalité de Frédéric Chopin, notamment :



Ceci est un complément à la page Le Comité national polonais (1831) dans laquelle je présente cet organisme de l’émigration polonaise, fondé en décembre 1831 et dissous en décembre 1832.

Circonstances de l’appel
Celui-ci est lancé à l’occasion du septième anniversaire du soulèvement des Décembristes de 1825. Il est diffusé au sein des troupes russes qui occupent alors le royaume de Pologne. 
Suite à des pressions du gouvernement russe, le gouvernement français exerce des représailles contre les dirigeants du Comité, qui sont expulsés de Paris en province ; le Comité n'est dès lors plus en mesure de poursuivre son action et va disparaître.

Source
Le texte de l’appel est reproduit (dans une traduction française) en fac-similé et transcription sur le site Bibliothèque numérique de Lyon (lien).

L’appel fait ici partie d’un article du journal libéral Le Précurseur, n° 1872 (4 janvier 1833), pages 1 et 2. Son texte est introduit de la façon suivante :
« Nous avons déjà entretenu le public des persécutions inhumaines dont le comité national polonais vient d'être l'objet, et que nos ministres n'ont pas su refuser aux exigences de la Russie. Mais c'est peu d'avoir obligé les membres de ce comité à se séparer et à quitter la capitale ; si nous sommes bien informés, on leur interdit, à ces privilégiés de la persécution, tout séjour sur aucun point de nos frontières ou dans les déparlemens de l'est et de l'ouest, et même l'entrée de nos trois grandes villes, Lyon , Marseille et Bordeaux; surtout on leur défend de se rapprocher d'aucun des dépôts polonais, et en même temps on exige qu'ils se tiennent, à soixante lieues de Paris.
La cause de celle nouvelle mesure contre le comité polonais est une proclamation adressée au peuple russe et qui a été répandue par milliers dans l'armée stationnée en Pologne.
Nous en reproduisons les passages les plus frappans. »

Texte
Je propose ci-dessous une version corrigée de la transcription (correction de l’OCR ; l’orthographe d’origine est conservée).

« LE COMITÉ NATIONAL POLONAIS AU PEUPLE RUSSE.
Russes, nos frères,
Nous vous appelons frères, parce que vous êtes, comme nous, enfans de la grande famille slave ; comme nous, vous nourrissez ce désir de la liberté qui tourmente tous les peuples.
Nous ne vous rappellerons pas ces beaux jours où les villes et les peuples slaves jouissaient de leurs franchises, qu'étouffèrent la politique des colons établis sur les bords de la Kliazma et les tzars de la Moskovie ; nous ne redirons pas combien de fois les Polonais voulurent élever vos tzars sur leur trône électif, afin d'étendre sur toutes les populations slaves le domaine de la liberté florissante chez eux ; ni les projets des Sapiéha, pour former une union de votre empire avec notre république, et abattre le despotisme sous cette union fraternelle. Tous ces souvenirs appartiennent à l'histoire et se rapportent à une époque reculée que l'absolutisme ne permet pas à vos historiens de retracer fidèlement.
Il existe une alliance naturelle entre tous les peuples qui veulent conquérir leur liberté. Si vous aspirez à recouvrer la vôtre, les Russes et les Polonais sont liés par une fraternité nouvelle. Elle se manifestait ouvertement lorsque, il y a sept ans, les patriotes des deux nations, que le même but et les mêmes principes avaient rapprochés, s'efforcèrent de développer, sur les bords de la Néva, la grande idée de la fédération des peuples slaves. C'est de cette époque que datent de mutuelles et impérissables sympathies . . . .
Enfans de la Russie ! vos souvenirs nationaux vous sont chers ; c'est sur votre sol que jadis régna la Prawda Ruska, née sous l'influence de la législation Scandinave; elle fondait les principes de la liberté et limitait le pouvoir des kniaz ; car telles furent les antiques lois des Slaves, peuples amis de la liberté.
Maintenant quel est votre sort ? où sont vos lois, vos garanties ? Vous gémissez sous le joug odieux de l'arbitraire et de la rapacité de vos magistrats. En vain vos concitoyens les plus distingués ont élevé leur voix pour réclamer les droits qu'on vous dénie. Elle ne fut pas écoutée, et ceux qui réclamèrent avec le plus de hardiesse sont devenus victimes de brutales violences ; chargés de fers, ils furent relégués au fond de la Sibérie.
Votre autocrate se sert aussi de vous ; mais ce n'est que pour satisfaire son ambition, consolider son injuste puissance et river les fers des nations. C'est pour atteindre ce but qu'il vous entraîne à des guerres continuelles ; c'est pour vous empêcher de méditer sur les droits éternels des hommes et des peuples, pour vous étourdir par le bruit des combats, vous éblouir par l'éclat des décorations militaires ; c'est pour dévorer avant le temps cette brave jeunesse russe, l'élite de la nation, qui recèle dans son sein tous les sentimens généreux et l'instinct puissant de la liberté, dont il redoute le développement.
Après tant de combats livrés aux Perses, aux Turcs, aux Polonais, avez-vous retiré quelques fruits, quelque gloire de vos triomphes ? Non, car le sang des hommes ne se paie pas par un accroissement de territoire, ni au poids de l'or arraché à l'ennemi et chargé des malédictions d'un peuple souffrant.
Pour prix de vos exploits, l'Europe vous repousse, vous appelle barbares et vous marque du sceau de sa réprobation; car votre despote ne permet pas de vous placer au rang des peuples qui réclament leurs droits et leur liberté.
Vous en gémissez, et vos cœurs généreux s'indignent. L'Europe et l'humanité entière en gémissent avec vous. Il faut vous laver enfin de cet opprobre dont un tyran vous a couverts aux yeux de l'Europe. Après les trois dernières guerres que l'ambition avait suscitées, et qu'elle poursuivit avec tant d'acharnement, la Russie déplore la mort de ses enfans qui tombèrent sur les champs de bataille avec la douleur d'avoir combattu contre la liberté des autres peuples et pour affermir l'esclavage de leur patrie. Voilà la gloire qui vous revient. Les gémissemens et les malédictions retentissent dans cette triste contrée ; mais déjà le jour de la liberté y pénètre, il découvre les causes de tant de souffrances et éclaire les forfaits du despotisme. Bientôt la puissance irrésistible des peuples va le dompter et l'abattre. La raison touche à sa maturité, et le moment n'est pas éloigné où elle sonnera le tocsin d'alarme contre les oppresseurs. Oui, le moment est arrivé d'accomplir l'œuvre immense à laquelle une force occulte ne cesse de pousser les peuples.
Russes ! nos frères, vous prévoyez aussi ce moment. Votre esprit élevé sait apprécier la dignité de l'homme, et les sacrifices, et le dévoûment à la cause de l'humanité. Vous saurez apprécier les désastres des Polonais et leur courage. Vous êtes appelés à ce grand jour par la voix des peuples slaves, gémissant sous un joug impie, que les despotes allemands et votre autocrate se sont conjurés pour leur imposer.
Un Slave doit tendre à son frère opprimé une main secourable. La grande pensée de la fédération des peuples slaves révélée sur les bords de la Néva, ne pourra se réaliser que par leur commune régénération. Congédiez donc les étrangers: renversez le despotisme, élevez sur votre sol l'autel de la liberté à la place d'une infâme idole trop longtemps adorée ; ralliez autour de vous tous les peuples issus delà même origine, qui ne cessent d'appeler cette liberté de leurs vœux les plus ardens.
La nation polonaise avait conçu le même espoir, et, luttant contre le despotisme, elle croyait voir en vous ses alliés. Les Russes partageaient les mêmes sentimens; comprimés avec peine, ces sentimens éclataient en murmures, perçaient dans leurs regards voilés de larmes, el plus d'un cœur russe était rempli d'amertume et de désespoir.
Oui, nous avons eu des amis dans vos rangs et vous êtes nos frères. Au milieu des fureurs de la guerre et du retentissement des armes, la voix d'un peuple qui brisait ses fers ne pouvait pénétrer jusqu'à vous; cette vois, qui s'éleva en vain dans la glorieuse époque de notre affranchissement, aujourd'hui qu'elle éclate dans le morne silence d'un peuple couvert de deuil, frappera vos oreilles et retentira dans vos cœurs.
Voilà ce que les Polonais réfugiés veulent vous rappeler sans cesse, tandis qu'échappés à peine au glaive des bourreaux, ils errent dispersés sur la terre et présentent une triste leçon aux peuples désunis par des rivalités nationales.
Le président, J. Lelewel, les membres, V. Zwierkowski, L. Chozdko, A. Przeciszenski, A. Hluszniewiez, E. Rykaczewski, J. Zaliwski ; le secrétaire, V. Pietriewicz ; le trésorier, G.-E. Wodzinski. »

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Création : 13 avril 2017
Mise à jour :
Révision : 3 juillet 2017
Auteur : Jacques Richard
Blog : Sur Frédéric Chopin Questions historiques et biographiques
Page : 287 L'appel du Comité national polonais au peuple russe (1832)
Lien : http://surfredericchopin.blogspot.fr/2017/04/lappel-au-peuple-russe-du-comite.html








286 Le Comité national polonais (1831)

Quelques informations sur le Comité national polonais (Komitet Narodowy Polski) fondé en décembre 1831 par Joachim Lelewel


Classement : histoire ; France ; Pologne ; réfugiés polonais




Troisième partie : La nationalité de Frédéric Chopin, notamment :




Sommaire
*Informations générales
*Historiographie (notices Wikipédia française, anglaise et polonaise)
*Biographies des dirigeants
*Livres et brochures publiées par le Comité

Informations générales
Ce comité est fondé le 8 décembre 1831.
Conseil dirigeant : Joachim Lelewel (président), Valérien Pietkiewicz (secrétaire), Charles Edouard Wodzinski (trésorier), Léonard Chodzko, Antoine Hluszniewicz, Michel Hube, Antoine Przeciszewski, Erasme Rykaczewski, Joseph Zaliwski, Valentin Zwierkowski,
Adresse : 12, rue Taranne (c'est-à-dire l'adresse du Comité central français en faveur des Polonais couramment appelé comité La Fayette)

Objectifs
Le comité est fondé dans une perspective de représentation de la Pologne combattant contre la Russie ; mais très tôt, il devient l'organe d'une fraction des exilés polonais (les républicains), entre les radicaux de la Société démocratique et les conservateurs dirigés par Adam Czartoryski.

Historique
Le Comité travaille en liaison avec les dépôts provinciaux de réfugiés polonais.
Il est sanctionné en décembre 1832 suite à l’« Appel au peuple russe » (lien) ; ses dirigeants sont assignés à résidence en province (à Tours en ce qui concerne Lelewel) ; le Comité cesse de fonctionner.
Peu après, est fondé le comité clandestin « Vengeance du peuple ».
Joachim Lelewel est expulsé en Belgique en juillet 1833, ainsi que quelques autres.

Historiographie
Notice Wikipédia (version du 1°avril 2015
« Le Comité national polonais (en polonais Komitet Narodowy Polski) de 1831 est une organisation politique de l'émigration polonaise, formée en France le 8 décembre 1831, à la suite de l'échec de l'insurrection de 1830-1831 contre la domination russe sur le royaume de Pologne.
La victoire de l'armée russe, qui reprend Varsovie russe en septembre 1831, provoque l'émigration en Occident, surtout dans la France de la Monarchie de Juillet, de plusieurs milliers de Polonais, phénomène auquel on donne le nom de Grande Émigration. Ces émigrés se regroupent alors par affinité politique.
Au sein de la Grande Émigration, le Comité national représente une orientation libérale et républicaine, face à la Société démocratique polonaise (1832), plus radicale, et au groupe dirigé par le prince Adam Czartoryski, d'orientation conservatrice.
La présidence de ce premier comité national polonais est assumée par Joachim Lelewel, à la fois homme politique et historien.
À la suite de l'appel lancé par le Comité « au peuple russe » en décembre 1832, pour l'anniversaire de l'insurrection décembriste de 1825, après intervention de l'ambassadeur de Russie à Paris, Pozzo di Borgo, Lelewel et plusieurs membres de la direction du Comité sont contraints par les autorités françaises de quitter Paris. Lelewel, assigné à résidence à Tours, est même expulsé en Belgique en juillet 1833. »

Notice de la Wikipédia anglaise (version du 6 mars 2017)
« The Polish National Committee (Polish: Komitet Narodowy Polski) of 1831 to 1832 was one of the first Polish organizations of the Great Emigration into France.
It was founded soon after the failure of the November Uprising, led by Joachim Lelewel.
It tried to gather various groups of Polish republicans, but despite support from French republicans, it ended its activity in 1832, both due to being closed by French police, and due to internal tensions. »
Traduction
« Le Comité national polonais de 1831 à 1832 fut une des premières organisations de la Grande Emigration vers la France.
Il fut fondé peu après l’échec du soulèvement de Novembre, dirigé par Joachim Lelewel.

Il essaya de rassembler différents groupes de républicains polonais, mais malgré le soutien des républicains français, il cessa son activité en 1832, à la fois du fait qu’il avait été fermé par la police française, et du fait de tensions internes. »

Notice de la Wikipédia polonaise (version du 1° juillet 2013)
« Komitet Narodowy Polski – polska organizacja emigracyjna założona w konsekwencji upadku powstania listopadowego. Powstała 5 grudnia 1831 r. w Paryżu pod kierownictwem Joachima Lelewela. KNP próbował godzić różne kierunki polskiego republikanizmu. Otrzymywał wsparcie finansowe od republikanów francuskich. Został zamknięty przez policję francuską w grudniu 1832 r., a dodatkowo rozpadł się na poszczególne grupy.
Celem było wyzwolenie Polski w granicach przedrozbiorowych, własnymi powstańczymi siłami, wprowadzenie republiki, zniesienie pańszczyzny, uwłaszczenie włościan i równouprawnienie obywateli.
Działania KNP skupiły się na przeprowadzeniu powstania na ziemiach zaboru rosyjskiego. W tym celu zorganizowano wyprawę pod dowództwem płk. Józefa Zaliwskiego, miała to być część ogólnoeuropejskiej rewolucji. W celu przeprowadzenia wyprawy Lelewel i Zaliwski założyli Komitet Zemsta Ludu. »
Traduction
« Le Comité national polonais est une organisation polonaise d’émigrés fondée à la suite de l’échec du soulèvement de Novembre. Elle apparut le 5 décembre 1831 à Paris sous la direction de Joachim Lelewel. Le CNP s’efforça de réconcilier diverses tendances du républicanisme polonais. Il fut fermé par la police française en décembre 1832 et par suite se divisa en petits groupes.
Son objectif était la libération de la Pologne dans les frontières antérieures au partages, grâce à des forces insurrectionnelles spécifiques, la promotion de la république, l’abolition du féodalisme, la libération des serfs et l’égalité des droits entre les citoyens.
Les activités du CNP consistèrent à préparer des soulèvements dans les territoires de la part russe. Dans ce but, fut organisée l’expédition sous le commandement du colonel Joseph Zaliwski*, qui devait être une partie d’une révolution générale en Europe. Dans le but de préparer cette expédition, Lelewel et Zaliwski fondèrent le Comité de la Vengeance du Peuple. »
Notes
*l’expédition sous le commandement du colonel Joseph Zaliwski : elle a lieu en mars-avril 1833 ; voir la page L'expédition de Zaliwski

Les membres de la direction : précisions biographiques
*Léonard Chodzko (Leonard Chodźko, 1800-1871), historien ; né à Oszmiana, dans la région de Vilnius (actuelle Ashmiany en Biélorussie) ; études de lettres à l’université de Wilno (élève de Lelewel) ; secrétaire du prince Oginski ; voyages en Europe ; installé à Paris en 1826 ; travaille comme bibliothécaire ; aide de camp de Lafayette durant les Trois Glorieuses ; membre du conseil du Comité central en faveur des Polonais (1831) ; membre de la Société Littéraire des Polonais réfugiés (1831) ; secrétaire de la Société Lithuanienne et des Terres Russiennes (1831) ; démissionne du Comité national polonais en 1846 ; auteur de plusieurs ouvrages historiques ; mort à Poitiers [notice Wikipédia]
*Antoine Hluszniewicz (Antoni Hłuśniewicz ou Hłuszniewicz, 1793-1861) médecin ; né à ?? ; université de Wilno (1822) ; pendant l'insurrection, médecin militaire, député à la Diète ; réfugié en France ; membre de la Société littéraire des Polonais réfugiés ; membre de la Société Lithuanienne et des Terres Russiennes ; membre de la Société littéraire des Polonais réfugiés (1831) ; membre de la Société des Amis du Progrès ; membre de la Société démocratique polonaise [voir note 428, page 181, du Journal de Bogdan Janski]
*Michel Hube (Michał Hube, 1775-1840), juriste ; né dans la région de Bydgoszcz (en zone restée prussienne après 1807) ; élève du gymnase de Walcz ; étudiant en droit à l’université de Varsovie ; juge d’instruction à Varsovie ; travaille dans l’administration du royaume de Saxe ; revient à Varsovie en 1814 ; membre du Conseil d’Etat du royaume de Pologne ; membre de la Commission de la Justice ; ordre de St Stanislas par Alexandre 1er ; participant à l'insurrection de 1830-1831 ; réfugié en France ; membre du conseil du Comité national polonais ;  membre du Comité Dwernicki ; expulsé en province en décembre 1832 (Normandie) ; revient à Paris en 1836 ; travaille avec la Société historique et littéraire ; mort à Paris [notice de la Wikipédia polonaise] [notice du Musée de Zlotow]
*Valérien Pietkiewicz (Walerian Pietkiewicz, 1805-1843), député à la Diète ; membre de la Société littéraire des Polonais réfugiés (1831) ; mort à Tours [notice Sejm Wielki]
*Antoine Przeciszewski (Antoni Przeciszewski, 1797-1856), officier ; officier de l'armée du duché de Varsovie ; de l’armée du royaume de Pologne ; démissionnaire en 1821 (pour raisons de santé) ; officier durant l’insurrection de 1830-1831 ; membre de la Société Lithuanienne et des Terres Russiennes (1831) ; membre du conseil du Comité national polonais (1831) [voir notice Sejm Wielki]
*Erasme Rykaczewski (Erazm Rykaczewski, 1803-1873),né en Wolhynie ; étudiant à l’université de Wilno (1825) ; participant à l’insurrection de 1830-1831 ; réfugié en France ; membre de la Société Lithuanienne et des Terres Russiennes ; membre du conseil du Comité national polonais (1831° ; membre de la Société des Amis du Progrès (1832) ; en Ecosse (1834-1848) ; en Italie (1848-1849) ; de nouveau à Paris (membre de la Société historique et littéraire, professeur à l’Ecole polonaise) ; rentre en 1872 en Posnanie (Prusse) ; traducteur (notamment de Lelewel), linguiste, auteur de plusieurs ouvrages ; mort à Lubostron (région de Bydgoszcz) [catalogue BnF] [notice PWN]
*Charles-Edouard Wodzinski (Karol Edward Wodziński, 1807-1837) ; peu de documentation ; membre du conseil du Comité national polonais (1831) ; membre de la Société littéraire des Polonais réfugiés (1831) ; membre de la Société Lithuanienne et des Terres Russiennes (1831) (cf. Index biograficzny, page 1740) ; n’est pas lié à la famille de Marie Wodzinska
*Joseph Zaliwski (Józef Zaliwski, 1797-1855), officier ; né à Jurbork (actuelle Jurbarkas en Lituanie) ; élève d’un collège jésuite ; instructeur à l’Ecole des Cadets du royaume de Pologne ; membre de la conspiration de Wysocki ; officier pendant l’insurrection de 1830-1831 ; réfugié en France ; membre du conseil du Comité national polonais ; en mars 1833, organise à partir de la France une expédition qui échoue en Galicie ; prisonnier des Autrichiens ; condamné à 20 ans de prison ; condamné à mort par contumace par les Russes en 1834 ; libéré par les Autrichiens en 1848 ; revient alors en France et participe à la Société démocratique polonaise ; mort à Paris ; cimetière Montmartre [notice de la Wikipédia polonaise]
*Valentin Zwierkowski (Walenty Józef Wincenty Zwierkowski, 1788-1859), officier ; né dans la région de Czestochowa ; élève des Piaristes de Piotrkow (Trybunalski) et Cracovie ; étudiant à l’université de Halle ; rentre en 1807 pour se joindre à l’armée du duché de Varsovie ; participe à l’expédition espagnole (1808) ; blessé à Wagram, se retire du service ; député à la Diète en 1825 et 1830 ; participant à l'insurrection de 1830-1831 ; réfugié en France ; membre du conseil du Comité national polonais ; membre de Vengeance du Peuple ; de Jeune Pologne ; s’installe à Bruxelles en ??; revient à Cracovie en 1848-49 ; revient à Paris ; mort à Paris ; cimetière Montmartre [notice de la Wikipédia polonaise]

Livres et brochures publiés par le Comité
*Komitet Narodowy Polski do Ziomkow we Francji, Paris, Pinard, sd, 3 p. [Le Comité national polonais à ses compatriotes (se trouvant) en France] (une note manuscrite indique en frc : « à l’occasion de l’expédition de Don Pedro au Portugal »)
*Zdanie sprawy z czynności Komitetu Narodowego Polskiego. Od grudnia 1831, do maja 1832, Paris, Pinard, 1832, 112 p. [Compte rendu de l’activité du Comité national polonais. De décembre 1831 à mai 1832] [liste des membres pages 105-112]
*Całoroczne trudy Komitetu Narodowego Polskiego na dniu 8 grudnia 1831. r. we Francii zawia̜zanego, Paris, Pinard, 1833, 296 p. |Travaux d’une année du Comité national polonais réuni le 8 décembre 1831 en France]

Références tirées du Polonais Journal des intérêts de la Pologne, tome 1,
>Page 254 (octobre 1833)
*Le Comité national polonais au peuple russe, Paris, 1832, 2 p. [reproduit et transcrit sur BM-Lyon, lien]
*Le Deuxième Anniversaire de la révolution de Juillet, célébrée à Paris par le comité national polonais, Paris, 1832
>Page 302 (novembre 1833)
*Komitet Narodowy Polski w Paryźu do wojowolków polskich (15 décembre 1831), 4 p. [Le CNP à Paris aux militaires polonais]
*Komitet Narodowy Polski do ziomków we Francyi w przedmiocie wyprawy Don Pedra, Paris, 1832, 4 p [Le CNP à ses compatritotes en france au sujet de la cause de Don Pedro]
*Komitet Narodowy Polski do ludu Rosyiskiego, Paris, 1832, 8 p. [Le CNP au peuple russe]
*Komitet Narodowy Polski do ludu Żydowskiego, Paris, 1832, 3 p. [Le CNP au peuple juif]
>Page 352 (décembre 1833)
*Peuple d’Israël (Appel du Comité national polonais aux Juifs), Paris, 1832, 8 p.



Création : 13 avril 2017
Mise à jour : 3 mai 2017 (traductions)
Révision : 3 juillet 2017
Auteur : Jacques Richard
Blog : Sur Frédéric Chopin Questions historiques et biographiques
Page : 286 Le Comité national polonais (1831)
Lien : http://surfredericchopin.blogspot.fr/2017/04/le-comite-national-polonais-1831.html