vendredi 28 février 2014

164 Le dossier professionnel de Nicolas Chopin 3) Pereswiet-Soltan (traduction)

La teneur du dossier professionnel de Nicolas Chopin dans le livre de Stanislas Pereswiet-Soltan (Stanisław Pereświet-Sołtan) : traduction en français


Classement : Questions biographiques ; documents, Nicolas Chopin




Ceci est la suite de la page Le dossier professionnel deNicolas Chopin 2) dans laquelle je transcris le dossier tel qu’il apparaît (en polonais) dans le livre de Stanislas Pereswiet-Soltan  Listy Fryderyka Chopina do Jana Bialoblockiego, Varsovie, 1926 (Lettres de Frédéric Chopin à Jean Bialoblocki), photocopié dans la thèse de Gabriel Ladaique (Les Ancêtres paternels de Nicolas Chopin, tome 2, annexe N)

Ci-dessous, la traduction du texte fourni par Pereswiet-Soltan.

Tableaux des services de Nicolas Chopin
Je reproduis les tableaux en indiquant les colonnes, mais sans les transcrire formellement.
Entre crochets : éléments explicatifs
La pagination correspond à celle du livre de Pereswiet-Soltan.

Texte

« [Premier tableau, page 13 : vue d’ensemble]
a) [Sans titre]
[Colonne 1] Numéro de dossier*
*98
[Colonne 2] Prénom, nom, lieu et date de naissance
*Prénom Nicolas. Nom Chopin. Fils de François et de Marguerite. De l'état bourgeois*. Il est né dans le village de Marainville en France. Le 17 avril 1770.

[Colonne 3] Date d’entrée dans le service (public) et date des nomination, mutations, démissions et retour au service jusqu’au jour de l’arrivée dans ce Service

1812, janvier 1°, professeur de langue et littérature française à l’Ecole d’Artillerie et du Génie

1820, 1° novembre, dans la même fonction à l’Ecole militaire d’application

[Colonne 4] Marié ou non, s’il a des enfants
Marié, il a 1 fils et deux filles

[Second tableau, page 14]
b) Liste de l’état des services de M. NICOLAS CHOPIN, ex-professeur du Lycée de Varsovie et de l’ex-Ecole d’application

[Colonne 1] Prénom, nom et âge
Nicolas Chopin né le 17 avril 1770, âgé de 66 ans accomplis

[Colonne 2] 
ETAT DES SERVICES 
[Colonne 3] 
PREUVES

1° Le 1° octobre 1810, nommé « collaborateur » au Lycée de Varsovie.
A. Attestation de la Commission gouvernementale des Confessions religieuses et de l’Instruction publique du 3 septembre 1829

2° En 1812*)1, nommé professeur de langue française à l’Ecole d’Artillerie et des Ingénieurs
B. Rescrit du Ministre de la Guerre de l’ex-duché de Varsovie du 12 mars 1812 n° 341. Preuve dans pièce A.

3° Le 1° juin 1814, nommé professeur de langue française au Lycée de Varsovie avec le salaire de 3000 zlotys polonais.

4° En 1820, nommé professeur de langue française à l’Ecole militaire d’Application de Varsovie avec le salaire de 2780 zlotys polonais.
C 1° Rescrit de de la Commission gouvernementale de la Guerre le 17 novembre 1820. N° 3709/10321
C 2° Attestation du ??* Général-adjudant Rautenstrauch* du 3/15 octobre 1835. N° 1239/6439

5° En 1825, a obtenu une augmentation de salaire à 3200 zlotys polonais par an comme professeur à l’ex-Lycée de Varsovie
D. Attestation de la Commission gouvernementale des Confessions religieuses et de l’Instruction publique du 30 janvier 1825 n° 1531.

6° En 1826, a obtenu une augmentation de salaire à 3300 zlotys polonais comme professeur à l’ex-Lycée de Varsovie
E. Rescrit de cette même Commission du 23 septembre 1826 n° 1981/13916

7° En 1829, a obtenu une augmentation de salaire à 3500 zlotys polonais par an comme professeur à l’ex-Lycée de Varsovie
F. Rescrit de cette même Commission du 9 février 1829 n° 245/1757

8° Il est resté dans le poste de professeur au Lycée jusqu’à la fermeture de cette école et a été choisi vu la nouvelle organisation comme professeur de l’Institut pédagogique qui devait ouvrir avec l’attribution à titre temporaire de la moitié de son ancien salaire, soit 1750 zlotys polonais.
G. Extrait du protocole de la réunion du Conseil d’Administration du 14/26 maI 1835 n° 6999/2617

9° En 1834, choisi pour le Comité de contrôle des livres des Bibliothèques et des Ecoles.
H. Rescrit de la Commission gouvernementale des Affaires intérieures, spirituelles et de l’Instruction publique du 15 mars 1834 n° 2389/10.442

10° En 1835, nommé membre adopté* du Comité des Examens.
J. Rescrit du 15/27 août 1835  n° 41651/8837

11° En 1836, le 26 août, libéré du service qu’il remplissait à l’Ecole d’Application.

12° Interruption de la perception du demi traitement à compter du 1° janvier 1837 pour la raison qu’on ne pouvait lui attribuer le poste promis* et que les fonds d’où ce salaire était versé avaient été redéployés.
K. Démission à partir de cette même date n° 1073
L. Rescrit de la Commission gouvernementale des Affaires intérieures, spirituelles et de l’Instruction publique du 22 octobre/3 novembre 1836 n°14150/50669

*)1 Dans l’original du présent document, il est écrit : « En 1822 », ce qui est une erreur évidente (voir la carrière de N. Chopin, placé à la précédente page [de ce livre] et et son état des services ????????, p. 2*)

[Troisième tableau, page 15 c) Synthèse]
[Colonne 1 a/b/c] 
Ans/Mois/Jours
*26/3/0

[Colonne 2] 
Quel salaire maximum il a touché, pour lequel il payait la cotisation de retraite
Comme professeur à l’Ecole d’application 2780 zlotys polonais
Comme professeur de l’ex-Lycée de Varsovie  3500 zlotys polonais
Total : 6280 zlotys polonais, comme l’attestent les pièces C., F., L.

[Colonne 3] 
N’y a-t-il pas eu d’interruption ?
Sans interruption

[Colonne 4] 
Quelle famille il a
Il a une épouse, et d’enfants, deux filles et un fils ayant dépassé la majorité

[Colonne 5] OBSERVATIONS

De 1787, date de son arrivée en Pologne selon la pièce jointe [lit. ??] M*, à 1810, soit pendant 23 ans, il s’est consacré sans interruption de l’éducation de la jeunesse dans des maisons privées ou en donnant des cours dans des internats, et de 1810 à aujourd’hui, il a été occupé par le service public, soit pendant 26 ans 3 mois, par conséquent il a travaillé en tout 49 ans 3 mois dans la profession enseignante.

Joint un certificat confirmé par le Conseil Médical Général, selon lequel Chopin est sujet à une faiblesse de tuberculose pulmonaire, qui, à son âge, est grave et incurable, cf. L2.


[Sous les colonnes 1 à 5 : Envoi]
La COMMISSION GOUVERNEMENTALE
des Affaires intérieures, spirituelles et de l’Instruction publique certifie la présente liste d’état de service de M. Nicolas Chopin à Varsovie le 20 février/4 mars 1837.
  
            Le Directeur principal présidant
L.S.     E. GOŁOWIN.
            Le directeur de la Chancellerie, Référendaire d’Etat
            DESZERT.

Notes
* de l’état bourgeois : dans l’original « stanu miejskiego »
* attestation du ?? Général-adjudant : original : « Świadectwo J. W-o Generała Adjutanta »
* Rautenstrauch : Joseph Rautenstrauch (Józef Rautenstrauch, 1773-1842),  général au service de la Pologne et de la Russie
*qu’on ne pouvait lui attribuer le poste promis : original « nie mogło nastąpić dotąd pomieszczenie odpowiednie »
*membre adopté : mianowany członkiem przybranym (« adoptif » = ? titulaire)
*et son état des services ??????, p. 2 : dans l'original « wymieniony na tejże stronie, p. 2) »
Autres notes : à venir

Commentaires
1) La lecture du texte original montre que la traduction de Gabriel Ladaique est bizarre sur le plan stylistique.
Si on compare les libellés correspondant au document A :
« A. Certificat Ministère Culte, Education Nationale du 3/9/1829 »
« A. Świadectwo Komisji Rządowej Wyznań Religijnych i Oświecenia Publicznego z d. 3 września 1829. »,
on constate que le style « petit-nègre » de Ladaique ne correspond à rien ; le polonais est une langue sans article, donc les rédacteurs ont écrit « Certificat de la Commission gouvernementale (Ministère) des Affaires religieuses et de l’Education nationale ». Ce n’est certes pas très grave.
On remarque aussi une tendance à interpréter : il écrit « ministère » au lieu de « commission gouvernementale », ce qui est justifié d’un point de vue conceptuel, mais n’a pas lieu d’être quand il s’agit de traduire un document précis.

2) On peut aussi voir qu’il a omis quelques détails qui ont leur importance pour la compréhension d’un document relativement clair, mais pas totalement (notamment du fait qu’on n’a pas la teneur des pièces justificatives) ; par exemple les titres des deux signataires.



Création : 28 février 2014
Mise à jour : 7 novembre 2014
Révision : 7 novembre 2014





























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