jeudi 14 février 2019

Entrée



Sur Frédéric Chopin 
Questions biographiques et historiques

La nationalité de Frédéric Chopin


Aperçus sur l'histoire de la Pologne et des relations franco-polonaises de 1770 à 1850

par 

Jacques Richard


Dernier article : 14 février 2019




344. Alain Duault 2. Citations : Nicolas Chopin

Quelques citations du livre d’Alain Duault consacré à Chopin : Nicolas Chopin


Classement : biographies ; Frédéric Chopin


Accueil

Bibliographie

Table des Matières : vue d’ensemble
Première partie :Aperçus historiques (Pologne et relations franco-polonaises)
Deuxième partie :Frédéric Chopin, questions biographiques
Troisième partie :La nationalité de Frédéric Chopin, notamment :
Le statut de Frédéric Chopin quant à la nationalité
Le statut de Nicolas Chopin quant à la nationalité

Index des personnes citées dans le blog


Ceci est la suite de la page Alain Duault biographe de Chopin, dans laquelle je présente l’auteur et l’ouvrage.

Référence
*Alain Duault, Frédéric Chopin, Arles, Actes Sud, collection « Classica », 2004

Citations (Chapitre 1 Les origines)
Pages 11-12
« […] François Chopin* se fixe à partir de 1769 à Marainville, un village de Lorraine édifié en demi-cercle autour d’un château Renaissance qui appartient alors au comte de Rutant*, chambellan du roi Stanislas Leszczynski. Il habite une maison modeste […] avec sa jeune femme, Marguerite Deflin, dont il aura trois enfants, un fils et deux filles. Il deviendra même syndic de la ville. Le destin commence là à tracer ses lignes, Marainville étant alors liée à la Pologne. Car en 1736, contraint d’abdiquer, le roi Stanislas Leszczynski* a obtenu de son gendre, Louis XV, roi de France, marié à Marie Leszczynska, le duché de Lorraine […]. »
Notes
*François Chopin : grand-père paternel de Frédéric. Voir la pagLes familles Chopin de Lorraine et de Pologne  
*comte de Rutant : voir la page Charles Joseph de Rutant, comte de Marainville 
*le roi Stanislas Leszczynski : roi de Pologne de 1704 à 1709, réélu en 1733, mais sans suite. Voir la page La dynastie saxonne et Stanislas Leszczynski  

Pages 12-13
« Du chambellan de Stanislas Leszczynski, le château de Marainville passe ensuite aux mains d’un autre aristocrate polonais, le comte Michel Pac, qui en confie l’administration à son intendant, Jan Adam Weydlich. Et c’est là que le destin frappe une deuxième fois : le fils de François Chopin, Nicolas, né le 15 avril 1771, a près de neuf ans quand Weydlich arrive à Marainville. C’est un enfant qui se distingue par une vive intelligence et une grande sensibilité, attirant l’attention de Weydlich et le conduisant à s’intéresser personnellement à son éducation. Grâce à son appui, le jeune Nicolas va suivre à Nancy des cours d’enseignement général et de comptabilité, ainsi que de musique. Sans doute Weydlich songe-t-il à en faire son employé. » […]

Page 13
« Le tournant se situe en 1785, quand le comte Pac décide de vendre Marainville : Nicolas Chopin comprend que cela signifie le retour des Weydlich en Pologne et l’abandon de tout espoir d’avancement social et intellectuel. Il réfléchit quelques mois et, en 1787, décide seul, sans même chercher l’accord de son père, de partir pour la Pologne. »

Page 13-14
« A son arrivée à Varsovie, il se confie aux bons soins de Weydlich, qui le fait employer par le comte Pac, dans quelques-uns des domaines qu’il possède en Pologne. Puis on le retrouve comptable dans une manufacture de tabac dirigée par un Français. Il écrit plusieurs lettres à ses parents, sans réponse : ceux-ci ont-ils renié le fils ingrat ? Ou bien ses deux sœurs ont-elles fait en sorte qu’on le croie mort afin de l’écarter définitivement de la succession (d’ailleurs, à la mort du père, l’héritage n’a effectivement été partagé qu’entre les deux sœurs) ? Toujours est-il que les liens familiaux sont rompus. Les liens nationaux le sont aussi du fait de la Révolution qui ensanglante la France et, vue de l’étranger, suscite plutôt chez le jeune Nicolas des réflexes de peur. Non, décidément, il n’a guère envie de retourner en France. »

Page 14
« Mais la situation en Pologne est, elle aussi, révolutionnaire : Nicolas assiste en 1791 à la proclamation de la Constitution qui doit symboliser la renaissance et l’indépendance nationales ; le roi soutient le projet, mais la Pologne est soumise à la subordination de la Russie. Catherine II ne supporte pas cette velléité de liberté et intervient militairement. Pour défendre la Constitution contre les occupants, une insurrection nationale menée par Tadeusz Kosciuszko réunit des milliers de Polonais… et Nicolas Chopin, qui s’engage aux côtés des patriotes. Au bout de quelques mois de combat, il est même promu capitaine. Hélas, la jeune armée polonaise ne tient pas le choc face à la puissance de l’armée russe, à laquelle s’est alliée l’armée prussienne. L’écrasement de la rébellion est le prélude au dépeçage de la Pologne, partagée entre la Russie, la Prusse et l’Autriche. »

Page 14-15
« Le jeune capitaine Chopin a été légèrement blessé durant les combats ; la manufacture de tabac où il travaillait a fermé ses portes et son propriétaire est rentré en France. Nicolas Chopin y songe lui aussi ; il retient même une place dans la diligence – mais une crise d’asthme l’empêche de partir. Manifestation psychosomatique ? Quelques mois plus tard, quand il sera encore question de partir, c’est une nouvelle maladie qui l’en empêchera… »

Page 15
« En fait, Nicolas Chopin n’a sans doute guère envie de retourner dans son pays natal : il s’est assimilé à la Pologne, il a d’ailleurs troqué son prénom contre celui de Mikołaj, il découvre avec passion la littérature polonaise – tout en continuant à cultiver son amour pour la culture française. Il a toutes les qualités requises pour faire un bon précepteur. Et comme, grâce aux relations qu’il a conservées avec la famille Pac, il a pu s’introduire dans les salons de l’aristocratie polonaise, il est bientôt engagé par la comtesse Laczynska pour s’occuper de ses quatre enfants, deux garçons et deux filles – dont la plus jeune, Maria, passera dans l’histoire quelques années plus tard sous le nom de Marie Walewska, le grand amour de Napoléon. »

Page 15-16
« […] en 1802 une amie de la comtesse Laczynska, la comtesse Skarbek, qui a entendu vanter les talents pédagogiques de Mikołaj Chopin, souhaite engager le jeune précepteur pour ses cinq enfants – en particulier pour son fils aîné, Fryderyk. La comtesse Laczynska cède au désir de son amie et Mikołaj Chopin se retrouve donc dans le domaine de Zelazowa Wola, à quelque cinquante kilomètres de Varsovie – où l’attendent les enfants de la comtesse Skarbek… et la jeune intendante, cousine éloignée de la comtesse, Justyna Krzyzanowska. Elle a vingt ans, les yeux bleus, elle joue du piano et chante avec une agréable voix de soprano, Mikołaj joue du violon et de la flûte. L’intermède de musique de chambre se prolonge près de quatre ans et le mariage est célébré le 2 juin 1806 : Mikołaj a trente-cinq ans, Justyna vingt-quatre. » […]

Page 16
« Le premier fruit de cette union harmonieuse naît en avril de l’année suivante : c’est une fille, Ludwika. […], le 1er mars 1810, […] Justyna donne le jour à un garçon. En l’honneur du fils aîné des Skarbek, qui sera son parrain, l’enfant est prénommé Fryderyk. »

Notes et commentaires
A venir



Création : 14 janvier 2019
Mise à jour :
Révision :
Auteur : Jacques Richard
Blog : Sur Frédéric Chopin Questions historiques et biographiques
Page : 344. Alain Duault 2. Citations : Nicolas Chopin
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mercredi 9 janvier 2019

343. Françoise d'Eaubonne 2. Citations

Quelques informations sur Françoise d’Eaubonne et sur son ouvrage consacré à Chopin


Classement : biographies ; Frédéric Chopin


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Bibliographie


Table des Matières : vue d’ensemble

Première partie :Aperçus historiques (Pologne et relations franco-polonaises)
Deuxième partie :Frédéric Chopin, questions biographiques
Troisième partie :La nationalité de Frédéric Chopin, notamment :
Le statut de Frédéric Chopin quant à la nationalité
Le statut de Nicolas Chopin quant à la nationalité

Index des personnes citées dans le blog 



Ceci est la suite de la page Françoise d’Eaubonne biographe de Chopin (1964), dans laquelle je présente l’auteur et l’ouvrage.

Référence
*Françoise d’Eaubonne, La Vie de Chopin, Paris, Editions du Sud et Editions Albin Michel, collection « Vies et Visages », 1964

Citations (chapitre « Une enfance heureuse »)
Les astérisques renvoient aux notes (infra).

Page 10
« Le premier enfant des Chopin [Louise] était né [dans la maison de Zelazowa Wola] peu avant l l’invasion de Vienne par la Grande Armée et la mort de Haydn désabusé sur l’avenir de la musique. »

« Lui-même [Frédéric] était venu au monde le 22 février*, selon toutes les traditions, au chant des violons qui jouaient pour une réjouissance villageoise. »

« Nicolas Chopin, le père de famille était professeur de français*, et sa femme dame d’honneur de la comtesse Skarbeck*. Il était d’origine française ; Lorrain du village de Marainville. La comtesse sera la marraine de Frédéric Chopin*. »

« Le petit Frédéric ne grandira pas dans la jolie maison ombragée au bout du parc des Skarbeck ; Nicolas Chopin est nommé, un beau jour d’octobre, professeur au Lycée de Varsovie ; les Chopin rejoignent aussitôt la capitale. Il ne semble pas que, malgré cet avancement, le père de Frédéric se soit jamais consolé d’avoir quitté la France, naguère*, pour une fallacieuse affaire de manufacture de tabac. Il parlait avec nostalgie de sa patrie à sa femme, la belle Justine. De bonne heure, son fils dut bénéficier de ses récits et ressentir le désir de connaître Paris. »

« Professeur à l’Ecole d’artillerie, puis à l’Ecole militaire préparatoire, le père Chopin, ce Français exilé, semble un brave homme sans histoire. En 1815, il ouvrira un petit pensionnat. »

Page 12
« A huit ans, Frédéric compose sa première œuvre ; c’est une Polonaise, dédiée à Victoire Skarbeck, la fille de sa marraine*. »

« Par la suite, l’enfant Chopin composera deux autres polonaises ; l’une sera dédiée à l’impératrice de Russie, à l’occasion de sa visite au Lycée de Varsovie*. A neuf ans, tout fier de son large col brodé, il donnera son premier concert. Le frère du tzar lui demande, peut-être avec ingénuité : « Petit frère, pourquoi regardes-tu toujours au ciel ? » Il sourit sans répondre. »

Page 13
« Mais le voilà déjà célèbre. Le grand-duc Constantin invite le fils du pion obscur* de Varsovie ; la famille de l’empereur Alexandre aussi ; le fils du grand-duc* viendra souvent, dans sa superbe calèche à blason, deux laquais montés derrière, le chercher à la porte du lycée. »

Page 19
« Le charmant petit virtuose aux yeux clairs et aux cheveux blonds flottant en boucles sur le cou tient chaque dimanche les orgues à l’église des Visitandines, à titre gracieux. »

Page 20 (encarts)
« Le Mozart polonais
A cette époque, la haute société de Varsovie louait bien haut la Pologne de posséder « un nouveau petit Mozart ». L’orgueil nationaliste de ce petit pays créé par Napoléon faisait flèche de tout bois. »

Notes
*le 22 février : on remarque que Françoise d'Eaubonne retient sans commentaire la date du 22 février pour la naissance de Chopin (voir la page La date de naissance de Chopin)
*professeur de français : chez la comtesse Skarbek, Nicolas Chopin est précepteur, il n’enseigne pas seulement le français
*Skarbeck : en fait le nom de la famille propriétaire de Zelazowa Wola s’écrit « Skarbek »
*La comtesse sera la marraine de Frédéric Chopin : non, c’est sa fille Anna qui est la marraine de Frédéric (voir la page L’acte de baptême de Frédéric Chopin)
*naguère : plutôt « jadis » (en 1787, soit 22 ans environ avant la naissance de Chopin) que « naguère » ! (sur la biographie de Nicolas Chopin, voir la page Données biographiques : Nicolas Chopin) ; réserves (en l’absence de références) sur la phrase : « Il parlait avec nostalgie de sa patrie à sa femme ».
*une Polonaise, dédiée à Victoire Skarbeck, la fille de sa marraine : la dédicace est correcte, mais Victoire n’est pas la fille de la comtesse Skarbek ; c’est d’autant plus curieux que Françoise d'Eaubonne a donné les noms (Louise, Isabelle, Emilie) des trois sœurs de Chopin. Victoire est une nièce de la comtesse (voir la page La famille Skarbek)
*sa visite au Lycée de Varsovie : cette visite (il s'agit de la mère du tsar) a lieu en 1818
*pion obscur : que Nicolas Chopin ne soit pas immensément connu à l’époque, c’est un fait, mais sa qualification comme « pion » ne paraît pas appropriée : il est professeur ; « pion » se réfère aux surveillants d’études et aux répétiteurs, pas aux professeurs (dont la qualification péjorative serait plutôt « grimaud de collège ») 
*Le grand-duc Constantin invite le fils du pion obscur* de Varsovie ; la famille de l’empereur Alexandre aussi : on dirait que Françoise d'Eaubonne ne sait pas que Constantin est le frère d’Alexandre ! Je ne vois pas à qui elle pense en écrivant un peu plus haut « le frère du tzar ».
*le fils du grand-duc : Paul Constantinovitch (Pavel Konstantinovitch, 1808-1857), fils naturel de Constantin, élève du comte de Moriolles (dont Chopin connaissait la petite-fille, Alexandrine)
*L’orgueil nationaliste de ce petit pays créé par Napoléon faisait flèche de tout bois : Françoise d'Eaubonne ne se casse pas trop la tête pour évoquer l’histoire de la Pologne, passant sans état d’âmes du tsar et du grand-duc à Napoléon (précisions historiques : voir la page La Pologne de 1787 à 1831)

Commentaires
Françoise d'Eaubonne s’efforce de rester légère, élégante ; elle ne voulait évidemment pas rédiger un pensum (digne d’un « pion de collège ») ; mais elle laisse passer un certain nombre d’inexactitudes évitables.
L’arrivée de Nicolas Chopin au Lycée de Varsovie est traitée de façon très cavalière, comme si le passage du préceptorat dans une famille moyenne à l’enseignement au Lycée de Varsovie (institution qui n’est pas courante en Pologne à l’époque) ne posait aucun problème.
On rencontre aussi des commentaires oiseux, notamment page 12, à propos de la relation de Nicolas Chopin à la France ; quant au « désir de connaître Paris » qu’il aurait transmis à Frédéric, c’est une supposition qui paraît gratuite : Nicolas Chopin ne connaissait pas Paris ; en revanche, il n’a manifestement pas incité Frédéric à aller voir ce qu’il connaissait probablement (Nancy) et encore moins ce qu’il connaissait à coup sûr (Marainville). Le souci (mal étayé) qu’a Françoise d'Eaubonne de situer Nicolas Chopin comme Français toujours, « exilé », « inconsolé », est d’autant plus curieux qu’elle n’en tire aucune conclusion.



Création : 9 janvier 2019
Mise à jour :
Révision :
Auteur : Jacques Richard
Blog : Sur Frédéric Chopin Questions historiques et biographiques
Page : 343. Françoise d'Eaubonne 2. Citations
Lien : https://surfredericchopin.blogspot.com/2019/01/francoise-deaubonne-2-citations.html







lundi 7 janvier 2019

342. Alain Duault biographe de Chopin (2004)

Quelques informations sur Alain Duault et sur son ouvrage consacré à Chopin


Classement : biographies ; Frédéric Chopin


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Bibliographie

Table des Matières : vue d’ensemble
Première partie :Aperçus historiques (Pologne et relations franco-polonaises)
Deuxième partie :Frédéric Chopin, questions biographiques
Troisième partie :La nationalité de Frédéric Chopin, notamment :
Le statut de Frédéric Chopin quant à la nationalité
Le statut de Nicolas Chopin quant à la nationalité

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L’auteur
Alain Duault, né en 1949, est un écrivain (surtout poète) et musicologue, animateur d’émissions musicales de radio et de télévision, auteur de nombreux ouvrages sur la musique.

L’ouvrage
Référence
*Alain Duault, Frédéric Chopin, Arles, Actes Sud, collection « Classica », 2004

Table des matières
9 Prélude
11 Les origines
17 L’enfance
27 L’adolescence
39 Le départ
49 Sur la route de Paris
61 Paris
79 Intermède amoureux
89 George Sand
103 Nohant
125 La fin
145 Bibliographie
147 Indications discographiques
151 Index des noms de personnes
155 Index des œuvres de Chopin

Contenu
A venir



Création : 7 janvier 2019
Mise à jour :
Révision :
Auteur : Jacques Richard
Blog : Sur Frédéric Chopin Questions historiques et biographiques
Page : 342. Alain Duault biographe de Chopin (2004)
Lien : https://surfredericchopin.blogspot.com/2019/01/alain-duault-biographe-de-chopin-2004.html







dimanche 6 janvier 2019

341. Françoise d’Eaubonne biographe de Chopin (1964)

Quelques informations sur Françoise d’Eaubonne et sur son ouvrage consacré à Chopin


Françoise d’Eaubonne (1920-2005) était un écrivain et une militante révolutionnaire.

L’ouvrage
Référence
*Françoise d’Eaubonne, La Vie de Chopin, Paris, Editions du Sud et Editions Albin Michel, collection « Vies et Visages », 1964
Ce livre vient peu après celui consacré à Franz Liszt (même collection, 1963).

Table des matières
9 I Une enfance heureuse
23 II Les passions de l’adolescence
41 III La Révolution polonaise
57 IV Obscurs débuts parisiens
73 V Le grand succès
81 VI La « rose de Dresde »
97 VII Le génie de Chopin
105 VIII  Apparition de George Sand
117 IX  Une conquête énergique
133 X Le ciel des Baléares
141 XI Les orages de Valdemosa
157 XII Bonheur à Nohant
169 XIII Vie parisienne
179 XIV Travail et amitiés
189 XV Le temps des amertumes
205 XVI L’été de la Saint-Martin
217 XVII Lucrezia et Karol
227 XVIII « L’année mauvaise »
239 XIX Une épave…
251 XX La mort du cygne

A suivre



Création : 6 janvier 2019
Mise à jour : 9 janvier 2019 (lien page 2)
Révision :
Auteur : Jacques Richard
Blog : Sur Frédéric Chopin Questions historiques et biographiques
Page : 341. Françoise d’Eaubonne biographe de Chopin (1964)
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lundi 10 décembre 2018

340. A propos du centenaire de la mort de Chopin (1949)

Quelques informations sur une publication liée au centenaire de la mort de Chopin


Classement : 


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Bibliographie

Table des Matières : vue d’ensemble
Première partie :Aperçus historiques (Pologne et relations franco-polonaises)
Deuxième partie :Frédéric Chopin, questions biographiques
Troisième partie :La nationalité de Frédéric Chopin, notamment :
Le statut de Frédéric Chopin quant à la nationalité
Le statut de Nicolas Chopin quant à la nationalité

Index des personnes citées dans le blog


Référence
*Frédéric Chopin 1849-1949, numéro spécial hors-série de Peuples amis au service de la paix

La revue Peuples amis au service de la paix
C’était la publication de l’association « Amitié franco-polonaise », liée au Parti communiste.
Cette publication, aussi nommée Peuples Amis : revue de l'Amité Franco-Polonaise, a existé de 1947 à 1961 (lien)
Directeur (1949) : Paul Vienney
Les membres du comité de patronage (1949)
Albert Bayet, André Cholley, général Cochet, Louis Jean Emile Coornaert, général Faucher, Frédéric Joliot-Curie, André Mazon, Vincent de Moro-Giafferi, Claude Morgan, Louis Saillant, Maurice Thiedot, Henry Wallon.

Les comités du centenaire de la mort de Chopin en France
Source : revue citée, pages 78-79
Comité national (sous le patronage du Président de la République)
Président : Edouard Herriot
Secrétaire général : Jean Noaro
Comité d’organisation
Présidente : Marguerite Long
Vice-présidents : Pierre Bloch, Alphonse Juge (conseiller de l’Union française), Marc Schérer (Secrétaire du groupe parlementaire de l’ « Amitié franco-polonaise »)

Sommaire de la revue
7 Paul Vienney, Avant-propos
9 Edouard Herriot, « Un artiste fidèle à sa patrie »
11 Marguerite Long « ‘’L’âme de la musique, disait Schumann, a passé sur le Monde’’ »
13 Ignace Paderewski, « L’âme de la nation parle, joue, chante, dans Chopin » (extraits du discours de juillet 1910)
17 Stanislas Golachowski, « La jeunesse polonaise de Chopin »
25 Maurice Bedel, « Les saules de Zelazowa Wola »
26 Henry Malherbe, « Chopin à Paris »
32 Aurore Sand, « George Sand et Frédéric Chopin »
37 Maurice Toesca, « Le voyage romantique de Frédéric Chopin et George Sand à Majorque »
41 J. Kaden-Bandrowski, « Un frêle gentleman étonne l’Angleterre »
43 « Chopin dans le journal d’Eugène Delacroix »
48 Vladimir Jankélévitch, « Une fraternelle et profonde ballade de l’amour et de la mort »
59 Elsa Barraine, « Un message populaire »
61 Paul Locard, « L’art pianistique de Chopin »
66 Charles Koechlin, « Un maître pour la musique française »
69 Roman Palester, « Le destin de Chopin dans la musique polonaise »
73 « Hommages à Chopin » (Paul Tinel, Walter Rehberg, Pablo Rojas Paz
78 Jean Noaro, « Réflexions sur un centenaire »
80 Jean de Garate, « Les origines françaises de Frédéric Chopin »
83 Suzanne Chainaye, « A propos d’un portrait de Chopin »
84 « Eléments pour la vie et l’œuvre de Frédéric Chopin »
90 Jean Noaro, « En manière de bibliographie »
91 Claude Saint-Yre, « Esquisse d’une discographie »



Création : 10 décembre 2018
Mise à jour :
Révision :
Auteur : Jacques Richard
Blog : Sur Frédéric Chopin Questions historiques et biographiques
Page : 340. A propos du centenaire de la mort de Chopin en France
Lien : https://surfredericchopin.blogspot.com/2018/12/a-propos-du-centenaire-de-la-mort-de.html







samedi 8 décembre 2018

339. Hélène Pierrakos 3. Histoire de la Pologne

Quelques informations sur Hélène Pierrakos et sur son ouvrage consacré à Chopin


Classement : histoire de la Pologne


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Bibliographie

Table des Matières : vue d’ensemble
Première partie :Aperçus historiques (Pologne et relations franco-polonaises)
Deuxième partie :Frédéric Chopin, questions biographiques
Troisième partie :La nationalité de Frédéric Chopin, notamment :
Le statut de Frédéric Chopin quant à la nationalité
Le statut de Nicolas Chopin quant à la nationalité

Index des personnes citées dans le blog



Ceci est la suite des pages Hélène Pierrakos biographe de Chopin, dans laquelle je présente l’auteur et l’ouvrage, et Hélène Pierrakos 2. Biographie de Nicolas Chopin.
J’étudie maintenant les développements d’ordre historique, qui se trouvent surtout dans le chapitre « Les années polonaises » (pages 12-24).

Référence
*Hélène Pierrakos, Chopin, Paris, Editions Jean-Paul Gisserot, coll. « Pour la musique », 1998 [ISBN 2-87747-371-6]

Texte
Page 12
« … quelques indications succinctes sur l’histoire de la Pologne durant les quelques décennies qui couvrent la vie de Chopin, en remontant un peu en arrière, au siècle précédent. En 1772, la Pologne est sous l’entière domination de la Russie* et vient de subir un premier partage* de ses terres. A la suite des débats de la Grande Diète à Varsovie, l’année 1791* voit la proclamation d’une
Notes
*En 1772, la Pologne est sous l’entière domination de la Russie et vient de subir un premier partage de ses terres : formulation imprécise ; le premier partage a eu lieu entre la Russie, la Prusse et l’Autriche ; la Russie exerce une forme de protectorat sur le gouvernement polonais (alors dirigé par le roi Stanislas Auguste Poniatowski)
*à la suite des débats de la Grande Diète à Varsovie : il s’agit de la Diète de 1788, qui a siégé jusqu'en 1792, alors qu’habituellement, la Diète ne siégeait que quelques semaines tous les deux ans.
*l’année 1791 voit la proclamation d’une constitution : présentation très elliptique, voire abrupte, de la période 1772-1791 !

Page 13
constitution qui semble annoncer une ère de démocratie* pour les Polonais. Mais en 1792, Catherine II décide de faire intervenir son armée et s’allie avec la Prusse. Victorieuses, les deux grandes puissances infligent à la Pologne un nouveau partage. En 1794 éclate une grande insurrection contre l’occupant russe, qui aboutit une nouvelle fois à la défaite de la Pologne. Troisième partage en 1795*, cette fois entre la Russie, l’Autriche et la Prusse. Varsovie est alors rattachée à cette dernière. Les années 1805 à 1815 correspondent aux guerres napoléoniennes. Attaquant l’alliance constituée par l’Autriche, la Prusse et la Russie, Napoléon entre en Pologne en 1806. Les Polonais qui voyaient en lui leur grand libérateur doivent bientôt déchanter : en 1807, à Tilsitt, Napoléon s’allie avec la Russie et peu après avec la Prusse, pour ne créer qu’un duché de Varsovie très restreint. En 1809 survient un nouveau conflit entre Napoléon et l’Autriche : celle-ci occupe Varsovie, pour en être finalement chassée. Sont alors rattachés au duché de Varsovie un certain nombre de territoires dont la ville de Cracovie. Le dernier épisode des relations de la Pologne avec Napoléon est celui de la grande attaque de la Russie par l’armée française : à ses côtés, cent mille Polonais, qui subissent avec elle le désastre final. En 1813, les Russes occupent Varsovie, dont le gouvernement se réfugie à Cracovie*. Près de Leipzig a lieu à l’automne de cette même année une bataille* où meurt le général Poniatowski*, qui dirige l’armée polonaise.
Après la chute de Napoléon, le Congrès de Vienne décide, entre autres, du sort des Polonais : c’est le tsar Alexandre qui devient le roi de Pologne, état original, dit « Royaume du Congrès »*, doté d’une armée et d’un gouvernement polonais, mais soumis de fait à l’autorité
Notes
*démocratie : inapproprié ; la constitution de 1791 n’était pas démocratique
*troisième partage en 1795 : ce partage met fin à l’Etat polonais dont les territoires restant (après celui de 1793) sont intégralement répartis entre les trois puissances
*l’alliance constituée par l’Autriche, la Prusse et la Russie : en 1806, l’Autriche a cessé le combat après la bataille d’Austerlitz en décembre 1805 ; elle ne rentre pas dans l’alliance russo-prussienne de 1806 (4ème coalition), vaincue à Iéna, Eylau, Friedland
*en 1807, à Tilsitt, Napoléon s’allie avec la Russie et peu après avec la Prusse : par le traité de Tilsitt signé avec la Russie, Napoléon devient certes allié de la Russie, traitée avec égards ; le traité signé avec la Prusse traite celle-ci en pays vaincu
*un duché de Varsovie très restreint : le territoire du duché est établi sur les provinces annexées par la Prusse, mais seulement lors du 3ème partage (1795) ;
*nouveau conflit entre Napoléon et l’Autriche : au début de 1809, le gouvernement autrichien décide de sortir de la neutralité acceptée depuis la bataille d’Austerlitz
*les Russes occupent Varsovie, dont le gouvernement se réfugie à Cracovie : occupée par l’armée autrichienne
*Près de Leipzig a lieu à l’automne de cette même année une bataille : c’est « la bataille de Leipzig », la « bataille des nations » ! (16-19 octobre 1813)
*le général Poniatowski : Joseph Poniatowski (1763-1813), frère du dernier roi de Pologne, commandant en chef de l’armée du duché de Varsovie
*le Congrès de Vienne : tenu de septembre 1814 à août 1815
*la Pologne, état original, dit « Royaume du Congrès » : l’auteur reprend ici un lieu commun peu fondé ; la formule « royaume du Congrès » n’est presque pas utilisée au XIX° siècle ; la dénomination officielle, pour les Polonais comme pour les Russes, est « royaume de Pologne » (voir la page Les dénominations du royaume de Pologne (1815-1918))

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russe, malgré l’existence d’une constitution libérale* ; les années du Royaume du Congrès, qui correspondent à l’enfance et à l’adolescence de Chopin, voient l’épanouissement artistique et social de Varsovie. D’importants bâtiments y sont érigés, dont le Grand Théâtre. Avant même la mort du tsar Alexandre, à qui succédera son frère Nicolas 1er en 1824*, l’indépendance relative de l’Etat polonais commence cependant à être mise à mal. La liberté de la presse est supprimée, le pouvoir russe instaure la censure et un véritable régime policier, qui  sévit en particulier dans les écoles et les universités.
Dès 1819 commence à s’organiser une résistance polonaise plus ou moins clandestine. Lors du couronnement de Nicolas 1er comme roi de Pologne en 1829, la situation est extrêmement tendue et c’est dans ce contexte qu’éclate la grande insurrection de novembre 1830, peu après le départ de Chopin pour Vienne, voyage qui le mènera quelques mois plus tard à Paris, où il s’installera définitivement. En janvier 1831 commence une véritable guerre russo-polonaise. Varsovie résiste pendant plus de six mois ; elle compte alors sur l’appui de la France, mais Louis-Philippe, porté au pouvoir peu auparavant par la Révolution de juillet*, lui refuse son aide. Varsovie est vaincue en septembre 1831* : des milliers de Polonais sont envoyés en Sibérie, des milliers d’autres réussissent à s’enfuir à l’étranger, formant ce qu’il est convenu d’appeler la Grande Emigration. Les années parisiennes de Chopin, de 1831 jusqu'à sa mort en 1849, s’inscrivent donc dans cette tranche très noire de l’histoire de la Pologne. »
Notes
*état original, […], doté d’une armée et d’un gouvernement polonais, mais soumis de fait à l’autorité russe, malgré l’existence d’une constitution libérale : un peu confus ; il y a au moins deux séries de problèmes en ce qui concerne le statut du royaume de Pologne au XIX° (polonité/russité ; libéralisme/autocratie) ; sous le règne d’Alexandre, la premier problème n’est pas essentiel ; il le deviendra ensuite, une fois le second résolu en faveur de l’autocratie.
*1824 : la mort d’Alexandre 1er date en fait du 19 octobre 1825
*dans ce contexte éclate la grande insurrection de novembre 1830 […] En janvier 1831 commence une véritable guerre russo-polonaise. Varsovie résiste pendant plus de six mois ; elle compte alors sur l’appui de la France, mais Louis-Philippe, porté au pouvoir peu auparavant par la Révolution de juillet*, lui refuse son aide. Varsovie est vaincue en septembre 1831 : il s’agit effectivement d’une « guerre russo-polonaise », opposant deux armées de métier ; en revanche, elle ne concerne pas seulement « Varsovie » (l’auteur revient ici à la vision d’une simple insurrection) ; à propos de la Révolution de juillet, elle occulte le fait qu’elle est l’origine de l’insurrection polonaise ; en revanche, la question d’une aide (militaire) de la France à la Pologne ne se résume pas à une décision de Louis-Philippe.

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Création : 8 décembre 2018
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Auteur : Jacques Richard
Blog : Sur Frédéric Chopin Questions historiques et biographiques
Page : 339. Hélène Pierrakos 3. Histoire de la Pologne
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