vendredi 20 décembre 2013

141 Franz Liszt 3 Chopin : contenu de l'ouvrage

Quelques informations sur le contenu du livre de Franz Liszt consacré à Chopin


Classement : écrits sur Frédéric Chopin





Ceci est la suite des pages Franz Liszt biographe de Chopin (1852), dans laquelle je présente l’auteur, ses relations avec Chopin, et les différentes éditions de son livre sur Chopin et Franz Liszt 2, consacrée à la présentation de trois éditions récentes (1941, 1977 et 2010).


La table
Pagination doublement référencée : éditions Buchet-Chastel, 1977/Archipoche, 2010
1) Caractère général des œuvres de Chopin (p. 75/23)
2) Polonaises (p. 93/39)
3) Mazoures (p. 121/65)
4) Virtuosité de Chopin (p. 145/89)
5) Individualité de Chopin (p. 169/113)
6) Jeunesse de Chopin (p. 203/147)
7) Lélia (p. 231/173)
8) Derniers temps, derniers instants (p. 273/195)
[Conclusion (p. 277/215)]

Aperçu général
Les quatre premiers chapitres sont peu biographiques ; certains parlent même assez peu de Chopin : il s’agit plutôt d’une confrontation entre ce que Liszt sait de Chopin et ce qu’il sait de la culture, de l’histoire et de la vie sociale de la Pologne, sujets sur lesquels il donne du reste l’impression de connaître pas mal de choses ; Liszt semble même avoir une certaine connaissance de la langue polonaise.
L’élément biographique est plus important dans les chapitres suivants.

Résumé
1) Caractère général des œuvres de Chopin
*Liszt affirme que Chopin sera mieux apprécié dans le futur que maintenant ;
*le choix par Chopin du piano seul [Ruysdaël, Béranger, Pétrarque] ;
*richesse musicale de son œuvre, notamment des plus banales apparemment, les Etudes et les Préludes [La Fontaine] ;
*supériorité des pièces « libres » (nocturnes, polonaises, mazurkas, etc.) sur les pièces à forme contrainte (sonates et concertos) [Mickiewicz] ;
*quelques passages remarquables, cependant : Liszt étudie ici l’adagio du Concerto n° 2 et la Marche funèbre de la Sonate n° 1, qui représente pour lui « le cortège d’une nation entière, pleurant sa propre mort » (/33) ;
*les aspects sombres de l’œuvre de Chopin.

2) Polonaises
Comme le remarque Liszt lui-même, en polonais, le mot « polonez » est masculin, et fondamentalement, il s’agit d’une danse d’orientation martiale (en temps de paix).
*les polonaises de Chopin, d’orientation plutôt martiale ;
*caractéristiques des « Polonais des temps anciens » (Liszt parle ici, en gros, des nobles d’avant 1750) ;
*la polonaise traditionnelle, telle qu’elle était encore pratiquée au XVIIIème siècle : une danse-défilé, sans pas caractéristique, où les danseurs parcourent les différentes pièces d’une maison, voire du jardin-parc, se donnant à voir à ceux qui ne participent pas encore, sous la conduite d’un guide qui impose des mouvements variés à ses suiveurs ;
*la culture polonaise par rapport à la culture européenne ; comment Chopin a pu en être marqué ;
*la polonaise décrite par Mickiewicz dans Pan Tadeusz ;
*l’évolution musicologique : les polonaises héroïques ( « la polonaise de Kosciuszko ») ; celles (très différentes) d’Oginski puis de Mayseder ; celles de Weber qui revient à un style plus proche de l’original ;
*les polonaises de Chopin, en particulier la Grande Polonaise en fa dièse mineur et la Polonaise fantaisie.

3) Mazoures
Liszt désigne ainsi ce que nous appelons « mazurkas ».
*les différences entre mazoures et polonaises
*Chopin et ses mazoures
*la mazoure en tant que danse
*Chopin et la mazoure
*la mazoure et le « caractère polonais »
*la mazoure et la femme polonaise
*les mazoures et les œuvres apparentées de Chopin
*Chopin et le zal
*Chopin et le tempo rubato
On remarque que Liszt a pris soin de revenir à Chopin après un passage général ; ce chapitre inclut aussi un passage nettement biographique, celui du zal, où Liszt se réfère à un épisode précis « un après-diner » où Liszt et Chopin se trouvaient avec « une des femmes les plus distinguées de Paris » (qu’il ne nomme pas).

4) Virtuosité de Chopin
Liszt évoque la relation de Chopin avec le public, sa difficulté à affronter un public important, son insatisfaction par rapport au public des happy few qu’il préférait

5) Individualité de Chopin
Liszt traite d’abord des problèmes généraux de la biographie des artistes : l’intérêt du public pour ces aspects biographiques ; l’intérêt de certaines personnes pour traquer les hiatus entre ce que l’artiste a exprimé dans le domaine des « grands sentiments » et les petitesses que l’on peut découvrir dans sa vie.
Il estime que l’on ne trouve pas de telles petitesses dans la vie de Chopin.

6) Jeunesse de Chopin
Il évoque ici la naissance, les études et les amitiés de Chopin (une jeune fille ; la famille Czetwertynski) ; les relations de Chopin avec la musique populaire polonaise, avec divers compositeurs (Beethoven, Schubert, Mozart).

7) Lélia
Liszt parle ici la relation entre Chopin et George Sand, notamment le séjour à Majorque, de façon cependant un peu elliptique, puis des dernières années et la mort, de façon assez détaillée et concrète.

8) Derniers temps, derniers instants
Dans ce court chapitre (trois pages), Liszt met en parallèle Chopin avec un autre de ses  ami polonais mort à la même époque, le prince Félix Lichnowsky*.

Dans la conclusion, il évoque la souscription lancée par Camille Pleyel pour le monument à Chopin au cimetière du Père-Lachaise (la statue de Clesinger) et présente son livre comme une sorte de monument personnel à la mémoire de Chopin.


Au total, malgré le style parfois un peu verbeux, c’est un livre intéressant.


On trouvera quelques citations dans une page annexe.

Notes
*Félix Lichnowsky (1814-1848), membre d'une famille de Bohême et de Silésie (prince de Lichnowsky, comte de Werdenberg), au service de la Prusse, puis du prétendant espagnol don Carlos.



Création : 20 décembre 2013
Mise à jour : 5 novembre 2014
Révision : 5 novembre 2014




























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