vendredi 31 mai 2013

70 Franz Liszt 2 Chopin : les éditions récentes

Quelques informations sur le livre de Franz Liszt Chopin : étude de trois éditions récentes (1941, 1977 et 2010)


Classement : questions biographiques ; écrits sur Frédéric Chopin





Ceci est la suite de la page Franz Liszt biographe de Chopin (1852) qui évoque l’auteur, ses relations avec Chopin et les différentes éditions de son livre.

Références des éditions présentées ci-après :
* Editions Corrêa, 1941, avant-propos d’Alfred Cortot, introduction de Jacques-Gabriel Prod’homme
*Buchet-Chastel, coll. « Musique », 1977
*Archipoche, 2010, préface de Pierre Brunel, ISBN 978-2-35287-146-0

L’édition Buchet/Chastel de 1977
Il s’agit en fait d’une reprise des éléments de l’édition Corrêa de 1941, sans que cela soit, pour autant que je sache, indiqué dans l’ouvrage (les éditions Buchet-Chastel étant du reste la continuation des éditions Corrêa).
Il suffit donc de se reporter à la partie suivante.

L’édition Corrêa de 1941
Elle comporte un avant-propos par Alfred Cortot (pages 7 à 11) et une introduction (pages 13 à 74) par « J.-G. Prod’homme » (Jacques-Gabriel, cf. infra).
Malgré l’intérêt de l’introduction, l’ensemble est peu scientifique : absence de notes (sauf celles de Liszt lui-même et les mentions « sic ») ; il n’est pas indiqué quel texte au juste est reproduit (l’introduction permet de penser que c’est celui de 1852) ; l’avant-propos et l’introduction ne sont ni datés, ni situés.

Avant-propos
Alfred Cortot (1877-1962) est un musicien et musicologue bien connu, qui s’est de plus intéressé à Chopin.
Contenu : le texte est assez court. Alfred Cortot rend hommage aux qualités de Liszt écrivant sur Chopin et de Jacques-Gabriel Prod'homme présentant le livre de Liszt, en donnant de nombreux détails sur la vie sociale et culturelle qui a été celle des deux musiciens.

Introduction
Jacques-Gabriel Prod’homme (1871-1956) est un musicologue français, auteur d’ouvrages sur Schubert, Saint-Saëns, Beethoven, Berlioz, Wagner, Gluck, Paganini, ainsi que Liszt (Franz Liszt, Paris, Fabre, 1910 ainsi qu’un article « Liszt et Paris », Revue musicale, 1° mai 1928). Selon la notice de la BnF, il a été vice-président de la Société française de musicologie, bibliothécaire et conservateur des Musées du Conservatoire et de l'Opéra (1930-1940). Cf. aussi notices Wikipédia (pauvre) et Larousse.
Ne pas confondre avec Jean-Gabriel Prod’homme, auteur de la version française de La Flûte enchantée créée en 1923 à l’Opéra de Paris.

Contenu 
Elle évoque en premier lieu, de façon détaillée, les relations entre Chopin et Liszt, ou plutôt entre les couples Chopin-George Sand et Liszt-Marie d’Agout, à travers des citations de la correspondance entre ces deux derniers (« récemment publiée par D. Ollivier », c’est-à-dire en 1934 : Daniel Ollivier, Correspondance de Liszt et de la comtesse d'Agoult, 1840-1864, Grasset, 1934 ; aussi Autour de Mme d'Agoult et de Liszt, Grasset, 1941) ; puis il parle de l’élaboration de l’ouvrage et du rôle qu’a pu y jouer Caroline Sayn-Wittgenstein , des circonstances de sa publication dans la presse en 1851, puis en livre en 1852, des différences entre les éditions de 1852 et de 1879, et là encore du rôle de Mme Sayn-Wittgenstein, des traductions et adaptations anglaise, allemande et autres ; de la réception de l’ouvrage en France.
A ce sujet, il cite :
*la courte mention donnée dans La Gazette musicale, 1er février 1852 ;
*Jules Régnault de Premaray, dans La Patrie, sd ;
*Eugène de Fresne, dans Le Pays, 17 février 1852 ;
*Scudo, dans La Revue des Deux Mondes, 15 août 1852 ;
*Louis de Cormenin, dans La Revue de Paris, 29 juin 1852 (après une brève mention par Théophile Gautier le 17 février) ;
et, pour l’étranger :
*Signale für die musikalische Welt (mars, p. 105 ; avril, p. 158).

On voit donc que Jacques-Gabriel Prod’homme donne un aperçu très détaillé sur l’ouvrage de Liszt.

L’édition Archipoche (2010)
Elle comprend une préface de Pierre Brunel (pages 7 à 19), une notice éditoriale (page 21), et le texte de Liszt (pages 23 à 221)

Notice de l'éditeur
Elle fournit les éléments d’information nécessaires : le texte correspond à celui de l’édition de 1852, repris par l’édition Corrêa de 1941 ; aucun appareil critique n’est cependant ajouté.

Préface
Pierre Brunel (né en 1939) est un universitaire, spécialiste de littérature (Claudel, Balzac, littérature comparée) ; il a aussi écrit quelques ouvrages sur la musique, notamment sur l’opéra, en particulier deux livres sur Chopin : 
*George Sand-Frédéric Chopin : la passion des contraires, Paris, Acropole, 1999, 202 p., ISBN 2-7357-0178-6 
*Aimer Chopin, Paris, Presses universitaires de France, 1999, 212 p. ISBN 2-13-049799-3 (nouvelle édition en 2010 : Lyon, Symétrie, 265 p. ISBN 978-2-914373-75-3)

Contenu
Elle est intitulée « Un tombeau pour Chopin » et se compose de trois parties nettement séparées (astérisque).
La première (7-11) part de la notion de « tombeau » (artistique), en général, puis dans le cas de Liszt envers Chopin ; il évoque aussi ce qui pourrait être un « tombeau » de Chopin pour lui-même, la « Marche funèbre » de la sonate opus 35 (1838), qui a d’ailleurs été jouée lors de ses funérailles, mais qui pourrait aussi être un « tombeau pour la Pologne » ; Pierre Brunel en vient alors à des considérations sur les relations entre Chopin et la Pologne, sur le voyage de Liszt en Pologne, et sur les relations de Liszt et Caroline Sayn-Wittgenstein.
La seconde partie (11-14) est consacrée à la vision orientalisante que donne Liszt de la Pologne dans son livre sur Chopin.
La troisième (14-19) est plus biographique : elle présente assez rapidement l’évolution des relations entre Liszt et Chopin ; l'auteur termine en évoquant un aspect du livre de Liszt, la dimension poétique de Chopin.


A suivre



Création : 31 mai 2013
Mise à jour : 21 décembre 2013
Révision : 3 avril 2014




























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